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Taux de réalisation

Calculez votre taux de réalisation (achievement rate) à partir des tâches achevées et planifiées, avec objectif et valeur par tâche optionnels pour mesurer l'impact économique.

Le taux de réalisation mesure ce qui a effectivement été livré rapporté à ce qui était engagé. C'est l'indicateur de fiabilité d'une équipe vis-à-vis de ses parties prenantes (clients, sponsors, direction). Au-delà du score brut, il révèle la qualité du planning initial : un taux durablement bas signale soit du sur-engagement (planning irréaliste), soit des perturbations chroniques (interruptions, sous-effectif), soit un manque d'outils. Trop élevé en revanche (>95 % sur la durée) indique souvent un sous-engagement par sécurité — l'équipe planifie en deçà de sa capacité réelle pour garantir le score.

Taux de réalisation = tâches achevées / planifiées × 100

Formulaire

Formulaire

Tâches achevées

Nombre de tâches effectivement terminées et validées sur la période. Une tâche en cours ne compte pas. Unité attendue : tâches. Valeur généralement attendue entre 0 et 1000000. Le pas de saisie conseillé est 1.

Tâches planifiées

Nombre de tâches engagées en début de période (sprint planning, plan de charge mensuel, OKR). Unité attendue : tâches. Valeur généralement attendue entre 1 et 1000000. Le pas de saisie conseillé est 1.

Objectif de réalisation (%)

Cible à atteindre, souvent fixée par l'organisation. Une équipe Agile mature vise 80-90 % de réalisation par sprint (au-delà de 95 %, l'équipe sous-engage par sécurité). Unité attendue : %. Valeur généralement attendue entre 0 et 200. Le pas de saisie conseillé est 1.

Valeur moyenne par tâche (€)

Valeur économique moyenne d'une tâche : revenu généré, coût évité, ou estimation business case. Permet de chiffrer le gain ou le manque à gagner sur la période. Unité attendue : €. Valeur généralement attendue entre 0 et 1000000. Le pas de saisie conseillé est 100.

Interprétation

Repères Agile et OKR. <70 % : taux faible, planning à revoir ou perturbations à investiguer (interruptions, dette technique, dépendances externes). 70-85 % : zone normale d'une équipe en transformation ou contexte mouvant. 85-95 % : zone d'excellence opérationnelle, équipe mature et processus stable. >95 % sur 3 sprints d'affilée : suspicion de sous-engagement, ajouter 10-15 % de charge planifiée au sprint suivant pour tester la capacité réelle. Sur OKR trimestriels : Google considère 60-70 % comme un bon score (cibles « stretch ») alors qu'un projet client classique vise 90-95 %.

Exemple concret

Sprint de 2 semaines pour une équipe Tech : 30 stories planifiées, 24 livrées en fin de sprint. Taux de réalisation = 24 / 30 × 100 = 80 %. Objectif fixé à 85 %, écart -5 points. Avec une valeur moyenne par story estimée à 1 500 € (revenu attribué + coût évité), gain effectif = 24 × 1 500 = 36 000 €, gain théorique si 100 % = 45 000 €. Manque à gagner sur ce sprint = 9 000 €. Sur 26 sprints/an, à 80 % constants vs 95 %, écart annuel = 26 × (45 000 × 0,15) ≈ 175 500 € — c'est ce qui justifie d'investir jusqu'à 175 k€/an dans des outils ou des renforts ciblés.

À retenir

Trois pratiques pour stabiliser le taux. (1) Mesurer la vélocité (story points livrés) au lieu du nombre de tâches : neutralise l'effet « petites tâches faciles à clore » vs « grosses tâches à risque ». (2) Différencier les 'committed' (engagement ferme) et les 'stretch' (objectifs ambitieux mais flexibles) : le taux de réalisation se calcule sur les committed, les stretch enrichissent en bonus. (3) Faire une retrospective ciblée sur les écarts récurrents : si chaque sprint perd 3-4 stories pour la même raison (interruptions, environnement instable), corriger la cause plutôt que culpabiliser l'équipe.

Quelle différence entre taux de réalisation et vélocité ?

Le taux de réalisation est un pourcentage (done / planned), la vélocité est un nombre absolu de story points livrés par période. La vélocité mesure le débit, le taux mesure la fiabilité du planning. Une équipe peut avoir une vélocité élevée mais un taux de réalisation bas (sur-engagement systématique). Les deux KPI sont complémentaires.

Mon taux est bas, que faire ?

Quatre étapes. (1) Vérifier que le scope n'a pas dérivé en cours de sprint (changements introduits après le planning). (2) Identifier les blockers récurrents : dépendance externe, dette technique, manque d'environnement. (3) Réduire le scope planifié de 20-30 % au sprint suivant pour mesurer la capacité réelle. (4) Revoir les estimations : si chaque sprint sur-estime, c'est souvent un biais collectif d'optimisme à corriger.

Quel score OKR est bon ?

Sur OKR trimestriels avec objectifs « stretch » (Google, Intel), 60-70 % est considéré comme un excellent score : ça signifie que les cibles étaient assez ambitieuses pour stimuler l'innovation. À l'inverse, 100 % systématique signale que les cibles étaient trop faibles. Sur un projet client classique sans logique stretch, 90-95 % est l'attendu.

Sources officielles

Informations vérifiées auprès des organismes de référence
  1. Agile AllianceAgile Manifesto et principes
  2. GoogleGoogle re:Work — OKRs and goal setting
  3. Scrum.orgScrum Guide — Pratique du Sprint