Interprétation
Les benchmarks INSEE 2024 (séries marges des entreprises commerciales) donnent des fourchettes de marge brute par secteur. Distribution alimentaire généraliste : 15-25 % (volumes élevés, marge basse, modèle Lidl ou Carrefour). Spécialiste alimentaire (boulangerie, fromager, caviste) : 50-80 %. Mode et vêtements : 80-150 % (collections courtes, démarques fréquentes). Beauté et cosmétique : 100-200 % (effet marque). Électronique grand public : 15-30 % (forte concurrence Amazon). Bricolage et jardinage : 30-60 %. Restauration traditionnelle : marge brute 250-350 % (coefficient multiplicateur 3,5 à 4,5 sur les ingrédients). Services professionnels : 30-80 % selon l'expertise vendue. SaaS B2B : 70-85 %. Règle empirique : la marge brute doit absorber les charges fixes (loyer, salaires, marketing) ET dégager un bénéfice ; un seuil minimum de 30 % est nécessaire pour la plupart des commerces traditionnels en France. Le taux de marge nette unitaire doit rester au minimum 15-20 points en dessous de la marge brute pour préserver une rentabilité saine après absorption des charges fixes. Si l'écart marge brute / marge nette dépasse 30 points, vos frais variables sont anormalement lourds : renégociez les commissions de paiement et le transport en priorité.